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jeudi 5 décembre
Le mauvais calcul de David Guillerm
Ils ont dû bien rire à la rédaction de Breizh info en apprenant que David Guillerm, président du Modem du Finistère acceptait de leur accorder une interview. Car, ils se sont empressés de l’orienter sur la question de l’insécurité à Brest. Voilà des années que ce site ne cesse de publier des articles cherchant à présenter les villes bretonnes comme des coupe-gorges dans lesquelles des mineurs étrangers isolés font régner la terreur. Et voilà qu’un responsable du Modem, donc la majorité présidentielle, vient apporter de l’eau à leur moulin. Accepter de répondre à Breizh info, c’est donner de la légitimité et du crédit à ce site.
Cette interview montre bien ce qu’il se passe lorsqu’on cherche à chasser sur les terres de l’extrême-droite. Au départ David Guillerm développe son argumentaire de campagne habituel sur le thème du laxisme supposé de la majorité municipale. Mais, comme il est tout de même un peu honnête, il évoque « un sentiment d’insécurité ». Qui est d’ailleurs largement alimenté par des militants d’extrême-droite, très présents sur les réseaux sociaux. Il précise même que « Brest reste, malgré les problèmes décrits, relativement sécurisée par rapport à d’autres villes en France ou ailleurs ».
Or, le titre de l’interview est : « Brest ne doit pas devenir un ghetto où les petits trafics prospèrent ». Dans sa longue série d’articles consacrés à la délinquance en Bretagne, Breizh info peut maintenant se vanter d’avoir une interview d’un responsable centriste. 
La majorité municipale brestoise, contrairement à ce que veulent faire croire ses opposants, travaille quotidiennement à assurer la sécurité des Brestoises et des Brestois. Elle le fait en coopération avec les forces de l’ordre et la Justice, avec sérieux. Sans démagogie. Car elle sait bien que sur ces questions, complexes, il est trop facile de jouer sur les peurs et de faire croire que les postures suffisent. Vouloir chasser sur les terres de l’extrême-droite est voué à l’échec car les électeurs préfèrent toujours l’original à la copie. 
 
Quand on veut diner avec le diable, il faut une longue cuillère. Mais manifestement, celle de David Guillerm ne l’était pas assez.
 



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