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A part le ministre de l’éducation, personne ne peut se féliciter des conditions dans lesquelles elle s’est déroulée.
Une fois de plus, faute de moyens, l’inspection d’académie a paré au plus pressé, accordant des demi postes aux écoles qui se sont le plus mobilisées et en en supprimant dans d’autres. Il n’existe plus de règles applicables à tous. Dans bien des communes, on frise le grotesque et la palme revient sans doute à Pont l’Abbé où la classe bilingue n’a fonctionné que quelques jours. Un triste record dont les enfants et les parents de la capitale bigoudène se seraient bien passés.
Face à ces situations imposées aux enseignants, aux élèves et à leurs parents, le courrier adressé par le ministre aux acteurs de l’école est bien dérisoire.
Car dans le même temps, il n’hésite pas à exprimer tout le bien qu’il pense de l’enseignement privé. Lorsque François Bayrou avait adopté la même attitude en 1994, plus d’un million de Français étaient descendus dans la rue.
Cette rentrée confirme malheureusement que la majorité UMP sacrifie l’école. Faute d’une réelle volonté de permettre à chacun d’accéder au savoir, les fossés sociaux continuent à se creuser.
C’est pourtant bien à l’école que doit commencer la lutte contre les inégalités. Et c’est là que les socialistes porteront leurs efforts en priorité.
Jean-Jacques Urvoas
Premier secrétaire fédéral |