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saluant la réconciliation des socialistes autour d’une tartine de rillettes en guise de calumet de la paix.
Pourtant la synthèse n’a rien résolu: la ligne de fracture entre les deux socialismes persistera et la désignation du candidat nous réserve de nouvelles querelles. En effet, l’objectif de ce congrès n’était-il pas de « clarifier » nos positions, pour non seulement gagner en 2007 mais surtout sortir le pays du marasme ? Il semble que l’on ait confondu aspect tactique et base programmatique. C’est pour cette raison que je fais partie de ceux qui, comme beaucoup de militants du NPS, ne souhaitaient pas la synthèse dans les termes où elle s’est établie. Mais il est anormal d’entendre les ex-minoritaires dire qu’ils conserveront leur liberté de parole. Un secrétaire national est comme un ministre : il « ferme sa gueule ou démissionne », c’est une question de respect vis à vis de la majorité qu’il a rejoint. De même, il serait trop facile dans quelques mois de claquer la porte en constatant avec regrets que décidément la synthèse n’était pas une bonne idée. Il faut assumer ses actes, comme il faut assumer que les « rénovateurs » autodésignés ne sont pas capables de s’appliquer des principes tels que la parité et le non-cumul des postes. Bien que nous ne souhaitions pas cette synthèse, elle est désormais la ligne du parti, et nous la défendrons devant nos concitoyens sans renoncer à notre originalité. Nous n’acceptons pas les reproches formulés à notre endroit selon lesquels nous serions les tenants d’une « pureté dangereuse » néfaste pour l’unité du parti. Nous, nous avons toujours respecté les militants, et nous continuerons à faire valoir nos idées dans cet état d’esprit.
Michel Loussouarn, Conseil fédéral. Concarneau |