Fédération du Finistère du Parti Socialiste
Fédération du Finistère du Parti Socialiste
Fédération du Finistère du Parti Socialiste
Fédération du Finistère du Parti Socialiste
ps29 mercredi 07 janvier 2009 ps29
ps29
Bienvenue sur le site de la fédération du Finistère du Parti Socialiste
ps29
ps29
Accueil
Les socialistes dans le Finistère
Les socialistes en Bretagne
Les socialistes en France
Les socialistes en Europe
Diaporama
Liens
Archives
Liebe Freundinnen und Freunde aus Deutschland!
Les vidéos de la fédération
Congrès de Reims
ps29
ps29
Vous êtes dans : Les socialistes dans le Finistère Au Conseil général imprimer

Intervention de Pierre Maille session du 7 octobre 2004

Pierre Maille

A l’ouverture de cette session, comment ne pas avoir une pensée chaleureuse et solidaire pour les otages, tous les otages et particulièrement Christian Chesnot et Georges Malbrunot, victimes de la situation chaotique en Irak. J’exprime le vœu que leurs vies soient respectées et qu’ils retrouvent tous rapidement la liberté.


Permettez moi également d’adresser un message de soutien, au nom de notre assemblée, aux populations victimes des cyclones qui ont frappé dramatiquement Haïti en particulier. La commission permanente a décidé lundi dernier d’envoyer une aide aux associations de solidarité présentes sur place, compte tenu des liens anciens d’amitié qui existent entre le Finistère et Haïti.

Enfin, je redis ici le plaisir et la fierté ressentis en Finistère, après les victoires obtenues à Athènes par des sportifs finistériens.

La médaille d’or de Faustine Merret, la médaille d’argent d’Eric Teurnier, nous offrent l’image d’un Finistère solidaire, d’un Finistère qui se bat et qui gagne, d’un Finistère souriant. Merci, Faustine, merci Eric et bravo à tous nos sportifs.

Les caractéristiques de l’économie du Finistère la rendent particulièrement sensible à la hausse du prix du pétrole.

Le secteur de la pêche, pour lequel des mesures viennent d’être proposées par le ministre, alors que les possibilités d’aide au renouvellement de la flottille se terminent à la fin de l’année.

L’agriculture aussi, consommatrice d’énergie, est confrontée à la concurrence des pays entrés récemment dans l’Union Européenne. L’Adasea (Association Départementale pour l’Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles) nous a proposé une étude régionale sur le devenir des exploitations. Je pense que cela est utile, et doit donner des indications pour les possibilités d’installation de jeunes. Le Conseil général est disposé à accompagner la mutation de l’agriculture, à éviter la fuite en avant des concentrations des exploitations, à encourager les solutions de traitement des effluents de taille raisonnable.

Notre position excentrée a incité aussi à la création d’un important secteur d’entreprises de transport, qui subit de plein fouet la hausse du prix des carburants.

Enfin les ménages voient leur pouvoir d’achat et donc leur capacité de consommation, limités par la hausse des coûts de déplacement et de chauffage.

Nombreux sont ceux qui réclament le retour du mécanisme de la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) flottante, afin de limiter les fluctuations du cours du pétrole. Avec la mise en place du tarif à 2€ et le travail engagé sur l’adaptation du réseau de transport collectif départemental, nous apportons, à notre niveau, une réponse tout à fait opportune.

Toujours dans le secteur économique, nous poursuivons notre travail sur l’accès au haut-débit pour les entreprises. Le statut de « Département innovant » lié à la signature de la convention avec France-Télécom, devrait permettre l’accélération du développement de l’ADSL. J’espère que nous serons en mesure de faire des propositions à l’occasion des orientations budgétaires, pour renforcer les capacités d’accès au haut débit dans le Finistère.

Malgré une croissance plus forte que prévue, le chômage ne recule pas. Le nombre d’allocataires du RMI a augmenté en 2004, nous devons inscrire 4 M d’€ supplémentaires à cette DM2. Après la suppression des emplois jeunes, la diminution du nombre de contrats aidés, CES (Contrat Emploi Solidarité), CEC (Contrat Emploi Consolidé), il ne faut pas s’étonner de voir les crédits des fonds d’aide aux jeunes déjà largement consommés ou le chômage de longue durée augmenter et surtout, il faut regretter qu’un certain nombre de processus d’insertion aient été interrompus.

Avec le projet de loi « Borloo », le gouvernement propose de réinventer des politiques de traitement social du chômage, après les avoir systématiquement condamnées et démolies pendant 2 ans. Il le fait dans la confusion en multipliant les formules et surtout les acteurs, villes, EPCI (Etablissements Publics de Coopération Intercommunale), alors que c’est le Conseil général qui est responsable et pilote de l’insertion. Il prend enfin acte de l’échec du RMA (Revenu Minimum d’Activité).

Une vraie urgence existe dans l’augmentation de l’offre de logements locatifs sociaux. Nous sommes disposés à renforcer nos engagements tant pour accroître le nombre de logements que pour des opérations de rénovation urbaine, avec démolition et reconstruction, au service du logements des jeunes, des familles, au service de la mixité sociale.

Nous avons dans l’immédiat une tâche prioritaire : réussir à mettre en œuvre les nouvelles compétences que la loi d’août 2004 a transférées au Conseil général :

Ø Pour l’élaboration de la carte scolaire, dont nous aurons la responsabilité dès le 1er janvier 2005, j’ai engagé un travail de concertation avec l’Education Nationale, les parents d’élèves, les syndicats, les élus locaux. Il devrait nous permettre de fixer la carte des établissements, les secteurs de scolarisation, d’organiser les transports scolaires, de programmer les travaux dans les collèges. Le premier critère que je veux mettre en avant lorsque nous arrêterons nos décisions, sera de contribuer à la réussite des jeunes.

Ø Il nous faudra préparer les conventions de transfert des personnels techniciens, ouvriers et agents de service des collèges (TOS), dès que les décrets nécessaires seront publiés.

Ø Avec les agents originaires de la DDE (Direction Départementale de l’Equipement), se sont près de 900 agents supplémentaires, presque 50% de nos effectifs actuels, qui vont rejoindre nos services. J’ai demandé au Directeur Général des services de réfléchir aux évolutions nécessaires de l’organisation des services que cela implique, les incidences en terme de moyens supplémentaires de gestion, l’intérêt de renforcer la territorialisation de l’organisation...

Ø Par ailleurs la discussion parlementaire peut nous confier, dans le domaine du handicap, des responsabilités comparables à celles que nous avons déjà pour les personnes âgées. Le rapport Briet Jamet évoque même des hypothèses selon lesquelles tout le volet soin et ses financements pourraient nous être transférés.

Ø La mise en place du SYMEED (Syndicat Mixte d’Elimination des Déchêts) il y a quelques années nous est utile maintenant que nous avons le pilotage de l’élaboration du schéma départemental d’élimination des déchets. C’est un domaine où, comme pour les travaux de lutte contre les inondations, nous aurons sûrement un rôle à jouer au service de tout le département pour mutualiser la recherche de solutions, imposer une vision globale de cette question et surmonter les réticences et hostilités qui ne manqueront pas de s’exprimer.

Ma conviction sur la nécessité de réussir cette nouvelle étape, ne me rend pas aveugle aux difficultés de la tâche ni n’atténue ma vigilance dans la négociation qui s’engage avec les ministères.

Nous avons besoin de confiance dans nos relations avec l’Etat, confiance dans le financement des activités transférées, confiance dans le respect des engagements.

Un certain nombre d’exemples ne sont, malheureusement, pas de nature à me rassurer :

Ø Je pense à l’exécution des volets routiers et ferroviaires du contrat de plan : pour les routes, le Finistère est à la traîne avec 40% de réalisation, contre 55,8% en Morbihan, 48,8% en 35, et 43,6% en 22. En 2004, le programme annoncé par l’Etat était de 6,989 millions€ ; seuls 1,63 M€ sont en réalité retenus.

Ø Pour le rail, aucune opération de suppression de passage à niveau sur Rennes-Brest n’est réalisée, alors que 38M€ étaient prévus pour 5 suppressions, de St Thégonnec aux Côtes d’Armor et que, coïncidence, 35,4M€ ont été transférés pour financer Rennes-St Malo.

L’Etat ne doit pas faire ses ajustements budgétaires au détriment des engagements pris envers les collectivités locales, tant en montants qu’en calendrier.

Ø Je pense au RMI : le décalage entre ce que nous versons aux CAF (Caisses d’Allocations Familiales) et ce que nous verse l’Etat, atteint à la fin du mois de septembre 1,762M€. Nous faisons la trésorerie de l’Etat !

Ø Je pense au rythme trop lent de signature des conventions tripartites avec les établissements de personnes âgées. Le financement des soins est pourtant indispensable si l’on veut assurer la qualité et la sécurité dans ces établissements. Pour la même raison de difficulté de financement de la part de l’Etat, les autorisations d’ouvertures de places supplémentaires ne répondent pas aux demandes de notre schéma gérontologique, et les familles attendent.

Ø De même pour le financement des dispositifs d’accueil des personnes réfugiées ou demandeurs d’asile qui sont renvoyés vers les CCAS (Centres Communaux d’Action Sociale) des villes ou l’action sociale départementale ; de même pour les crédits du FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes), déjà épuisés, fonds cofinancé à parité par l’Etat ; de même, pour des montant modestes, le dispositif coupon-sport que la direction de la jeunesse et des sports ne peut plus honorer et que l’on nous demande de financer.

Alors vous comprendrez que la méfiance soit naturelle pour éviter que l’Etat ne transforme cette belle idée de décentralisation en jeu de dupes et transfert de charges vers les collectivités locales.

Je suis décidé à assumer avec détermination ces nouvelles compétences que nous donne la loi. C’est une excellente occasion de démontrer le rôle et l’importance duservice public au moment où certains se complaisent à le critiquer et à l’affaiblir. A montrer combien il contribue au service de l’aménagement du territoire et des solidarités. A démontrer comme il peut être réactif et attentif aux évolutions de la société. Comment, porté par une volonté politique, il contribue, avec la participation des citoyens, au développement durable dans lequel nous nous engageons.


Envoyer cette page par email
Retour  
ps29 Infos légales Plan du site ps29 Based on ez Publish®™ by ez Systems© ps29 Politic © INOVAGORA ps29 ps29