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Quimper, le 20 octobre 2004
Messieurs les Commissaires,
J’ai lu avec attention le compte rendu de la réunion du Conseil des Ministres du 19 octobre 2004 et je suis particulièrement stupéfait de la rigidité de votre position concernant les hausses du gazole.
Si effectivement, cette situation peut être considérée comme structurelle et non conjoncturelle, et cela, tout le monde en est conscient, vous ne pouvez décemment rester aussi intransigeant face aux difficultés des pêcheurs. Vous estimez que les seules aides qui vaillent sont celles liées à la réduction de la flotte et les aides qui peuvent être adoptées dans le cadre du Fonds Pêche. Certes. Mais lorsque l’on se trouve devant une situation où tous les acteurs de la filière pêche sont soumis à des difficultés quelque soit le pays d’origine, vous ne pouvez occulter la dimension européenne de ce phénomène. Comme je l’ai souligné lors de l’audition de Monsieur Borg, un fonds de compensation européen doit être un outil à étudier.
Votre solution qui consiste à augmenter le prix du poisson n’est pas admissible. Les aides des Etats ne sont pas compatibles. Et aucun aide communautaire ne viendra compenser cette hausse. Alors comment faire pour aider nos pêcheurs ?
Restant à votre disposition,
Veuillez agréer, Messieurs les Commissaires, l’expression de ma considération distinguée.
Bernard Poignant |