Fédération du Finistère du Parti Socialiste
Fédération du Finistère du Parti Socialiste
Fédération du Finistère du Parti Socialiste
Fédération du Finistère du Parti Socialiste
ps29 lundi 08 septembre 2008 ps29
ps29
Bienvenue sur le site de la fédération du Finistère du Parti socialiste
ps29
ps29
Accueil
Les socialistes dans le Finistère
Les socialistes en Bretagne
Les socialistes en France
Les socialistes en Europe
Diaporama
Liens
Archives
Liebe Freundinnen und Freunde aus Deutschland!
Les vidéos de la fédération
Congrès de Reims
ps29
ps29
Vous êtes dans : Les socialistes en Europe imprimer

Le contrat de 2005 est le même que le contrat de 1921

Bernard Poignant

On prend les mêmes et on recommence. A chaque fois que le temps de travail a été diminué, pour le patronat, la France est en péril. A chaque fois, ce n’est pas la même chose, dit-il, et pour tant c’est tout le temps pareil !


Le contrat 2005 de Jean Pierre Raffarin et la réaction du MEDEF n’échappent pas à la règle. Ils rappellent la motion adoptée par la CGPF (Confédération Générale du Patronat Français) le 20 décembre 1921. Cette organisation a été créée au lendemain de la première guerre mondiale en juillet 1919. Une de ses premières priorités est de se mobiliser contre la loi instituant la journée de travail de huit heures, promulguée le 23 avril 1919. Cette loi limite la durée légale hebdomadaire de travail à 48 heures puisque seul le dimanche est jour férié depuis 1906.

Voici de larges extraits de cette motion qui respire une proche actualité et ne renouvelle guère l’argumentation qui frôle l’immobilisme total :

« Considérant que, lors du vote par le Parlement de la réduction à huit heures de la journée de travail, on a soutenu que cette mesure ne mettait pas la France dans une situation désavantageuse puisqu’elle était déjà ou serait bientôt appliquée dans différents pays et qu’au surplus elle n’entraînerait pas de diminution dans la production et, par suite n’aurait pas de répercussion sur les prix de revient ;

Considérant que, dans les pays appliquant, en fait, la journée de huit heures, les industries bénéficient en pratique d’importantes atténuations : qu’en Allemagne, notamment, les ouvriers pratiquent le plus souvent dix heures par jour et parfois plus ; (…) qu’ainsi la France, du fait de l’application stricte des dispositions de la loi du 23 avril 1919, est placée dans une situation défavorable ;

Considérant que dans les entreprises (…) la réduction de la production a été sensiblement proportionnelle à la diminution de la durée du travail ;

Considérant que la loi de huit heures a provoqué l’augmentation du prix de revient de tous les objets (…), elle apparaît donc comme l’un des facteurs principaux du maintien des cours élevés des marchandises qui, à l’intérieur, est cause de la vie chère et des restrictions des consommations et, à l’extérieur, interdit au commerce français d’exportation (…) de reprendre la place qu’il occupait avant la guerre ;

Que si le Parlement veut permettre aux industriels français de vivre et de lutter, une modification doit être apportée au plus tôt à la situation actuelle ;

La CGPF émet le vœu :

Qu’une loi décide la suspension temporaire, jusqu’au rétablissement d’une situation normale, de la législation réduisant à huit heures la durée légale du travail et (…) qu’il soit procédé à un nouvel examen des conditions dans lesquelles il serait possible de réduire la durée des heures de travail ».

La motion est consultable dans son intégralité dans le livre édité par le Bureau International du Travail à Genève en 1922 : « la durée du travail dans l’industrie ».

Ce qui est rassurant avec la droite, c’est qu’elle ne change pas : le spectacle est permanent !

Bernard Poignant

Député européen

Président de la Délégation Socialiste Française


Envoyer cette page par email
Retour  
ps29 Infos légales Plan du site ps29 Based on ez Publish®™ by ez Systems© ps29 Politic © INOVAGORA ps29 ps29