Fédération du Finistère du Parti Socialiste
Fédération du Finistère du Parti Socialiste
Fédération du Finistère du Parti Socialiste
Fédération du Finistère du Parti Socialiste
ps29 jeudi 28 août 2008 ps29
ps29
Bienvenue sur le site de la fédération du Finistère du Parti socialiste
ps29
ps29
Accueil
Les socialistes dans le Finistère
Les socialistes en Bretagne
Les socialistes en France
Les socialistes en Europe
Diaporama
Liens
Archives
Liebe Freundinnen und Freunde aus Deutschland!
Les vidéos de la fédération
Congrès de Reims
ps29
ps29
Vous êtes dans : Archives Communiqués imprimer

Réactions après le vote du 29 mai

Jean-Jacques Urvoas : Bonjour tristesse.

Déclaration de Louis Le Pensec le 30 mai 2005.

Bernard Poignant : Référendum : un "non" regrettable.

Yolande Boyer : Langage de la vérité et de la sincérité.


Bonjour tristesse

L’Europe est la victime de l’exaspération des Français. L’Europe est la victime de l’exaspération des Français. Chômage en hausse, pouvoir d’achat en berne, inégalités sociales qui se creusent, interventions d’un Premier ministre finissant ainsi que d’un Président en fin de règne rien ne nous aura été épargné durant cette campagne.

Chacun devra se souvenir de ces résultats. En excluant l’Europe de nos délibérations collectives, nous avons laissé s’accumuler ignorances, frustrations et incompréhensions. Ce référendum ne doit pas être une parenthèse vite refermée, où les partis politiques pressés d’oublier leurs déchirements internes, remettraient l’Europe dans le placard.

Seule satisfaction, le retour de politique. Les Français ont participé avec passion à ce débat. C’est la démonstration que lorsqu’on parle du fond et non du jeu, les citoyens s’engagent pleinement.

Les socialistes restent fiers de leur choix. Nous avons refusé toutes les facilités, toutes les simplifications, toutes les caricatures. Il eut été simple de travestir la réalité, de laisser penser qu’il pouvait y avoir un enjeu de politique intérieure, là où il n’y avait qu’un enjeu européen ; il eut été commode de récupérer le mécontentement et la colère, de dire que de refuser le Traité constitutionnel allait permettre de lutter contre le chômage ou d’empêcher les délocalisations.

Dans cette campagne, nous avons eu le sentiment de servir l’Europe comme socialistes, porteurs d’un idéal d’une France ouverte, généreuse, solidaire. Visiblement les électeurs n’ont pas entendu notre message.

Jean-Jacques Urvoas

Premier secrétaire fédéral le 29 mai 2005

Déclaration de Louis Le Pensec le 30 mai 2005

Devant ce rendez-vous raté de la France avec l’Europe, je ressens une immense déception atténuée seulement par le choix pour le OUI fait par les Finistériens et les Bretons. Il convient d’analyser le sens de ce NON net mais disparate. Porte t’il un autre message que la protestation contre un gouvernement discrédité ? Au Chef de l’Etat d’abord à tirer enfin les enseignements d’un nouveau désaveu. J’attends aussi avec impatience de voir comment les tenants du NON s’y prendront pour négocier le traité plus démocratique, plus social, moins libéral qu’ils nous ont promis.

Engagé activement dans la construction européenne, j’entends continuer à œuvrer avec les Européens responsables pour la relance d’un grand projet aujourd’hui hélas encalminé.

Louis Le Pensec

Sénateur du Finistère

Président de l’Association Française

Du Conseil des Communes et Régions d’Europe

Référendum : un "non" regrettable

Bruxelles, le 30 mai 2005 - La France n’a pas ratifié le Traité constitutionnel. Neuf pays l’ont déjà fait. Tous les autres doivent arrêter leur choix souverainement. Il ne revient à aucun pays de décider pour les autres. Comme le Traité le prévoit, rendez-vous est fixé fin 2006.

C’est le deuxième Traité d’Union politique que la France refuse : la Défense en 1954, la Constitution en 2005. Aujourd’hui, le champ a donc été ouvert aux libéraux acharnés et aux nationalistes nostalgiques.

Beaucoup de Socialistes ont défendu l’adoption de ce texte en conformité avec leur histoire, en fidélité à leurs valeurs, en association avec tous les partis socialistes européens, en étroite liaison avec la Confédération européenne des Syndicats.

Les députés socialistes français au Parlement européen resteront disponibles pour participer avec leurs collègues au travail d’explication et de conviction des citoyens dans tous les pays, surtout quand une consultation référendaire est prévue.

Bernard Poignant

Président de la Délégation socialiste française

Langage de la vérité et de la sincérité

La campagne pour le référendum est en elle-même une satisfaction car elle a permis la rencontre, l’échange et la confrontation des idées. Ce débat citoyen est un signe de vitalité de notre démocratie. La bonne participation des françaises et des français au vote le confirme et je m’en réjouis.

Le « non » l’emporte nettement. Même si le Finistère et la Bretagne confirment leur confiance et leur attachement à l’Europe, un certain nombre de signes m’interpellent.

Bien sûr, ce vote est avant tout un rejet de la politique nationale menée par le Président de la République, son gouvernement et sa majorité parlementaire.

Il révèle aussi de lourdes inquiétudes, des peurs même, sur l’avenir, l’emploi, la qualité de la vie… Nous devons les entendre.

Cependant, appeler à voter « oui » était un acte de responsabilité et de raison. En choisissant cette voie, le Parti socialiste a opté pour le langage de la vérité et de la sincérité au lieu de bercer d’illusions des françaises et des français habités par le doute et la colère. Attention maintenant au repli sur soi, au dos tourné à l’Europe.

Pour l’heure, l’Europe politique et sociale attendra encore et cela peut durer longtemps.

Yolande Boyer

Sénatrice


Envoyer cette page par email
Retour  
ps29 Infos légales Plan du site ps29 Based on ez Publish®™ by ez Systems© ps29 Politic © INOVAGORA ps29 ps29