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C’est en effet la première fois depuis l’élection de Jacques Chirac en 1995 que le parti de Jean-Marie Le Pen est convié à une consultation officielle au niveau du Premier Ministre.
C’est d’autant plus inacceptable que le 5 mai 2002 Jacques Chirac a été réélu au nom du rassemblement de tous les Républicains.
L’invitation lancée par le Premier ministre au Front national constitue donc une rupture par rapport aux règles pratiquées depuis 10 ans et ne peut être interprétée que comme une banalisation de l’extrême droite, de ses dirigeants, comme de ses thèses.
Ce brevet de respectabilité vient après les propos du Ministre de l’Intérieur cherchant à courtiser ostensiblement l’électorat du Front national.
Nous réserverons donc au Parlement nos propositions sur la relance de l’Europe qui passe une politique coordonnée de croissance et de soutien de l’emploi : et pour la mise en place d’un budget européen ambitieux pour financer les dépenses d’avenir, la réussite de l’élargissement et les acquis communautaires.
Mais je constate que les droits du Parlement sont eux-mêmes affaiblis puisque le Gouvernement a décidé de recourir aux ordonnances pour modifier le code du travail.
Ce n’est pas par ces méthodes qu’il sera possible de régler la crise politique et démocratique que traverse notre pays. |