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Les parlementaires ont majoritairement voté pour un texte qui oriente les fonds européens vers les nouveaux Etats membres sans perdre à l’esprit que certaines régions des quinze ont encore besoin de l’effet « levier » de ces fonds pour mener à bien des projets structurants et pour consolider leurs progrès de développement.
Au cours de ce vote, deux amendements, qui ont des conséquences importantes pour la Bretagne, ont été adoptés :
1) L’abolition de la limite des 150 Kms qui participait à la définition des régions maritimes éligibles aux programmes de coopération transfrontalière et l’adoption de mesures spécifiques pour que les régions situées à la périphérie du territoire de l'Union européenne puissent participer à ces programmes.
Cette disposition va permettre à toute la région Bretagne et aux quatre départements bretons de lancer des projets de coopération transfrontalière notamment entre le Nord de la région et les régions du sud de la Grande-Bretagne
2) L’adoption d’un amendement permettant le financement par les Fonds Européens, du renforcement des réseaux secondaires, y compris ferroviaires, qui participent à l’amélioration des liaisons avec les réseaux transeuropéens de transports prioritaires.
Cet amendement, s’il est repris dans la version finale, va permettre le financement de notre TGV Ouest par les fonds européens.
Ce rapport a été voté en première lecture par le Parlement européen. Il doit maintenant être validé par le Conseil des Ministres qui doit l’adopter dans les mêmes termes. Il faut donc espérer que les ministres des 25 retienne ces deux amendements !
Tout ceci va donc dans le bon sens. Reste cependant la cruciale question de leur financement. Il ne sert à rien d’avoir une bonne politique régionale si le budget européen ne suit pas.
Bernard Poignant |