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Notre système de santé s’affaisse et le gouvernement regarde ailleurs !

Notre système de santé s’affaisse, de l’hôpital public à la médecine de ville : lorsque les services d’urgences ne sont pas fermés, ils sont débordés ; des salariés déposent une demi-journée de congés pour un simple rendez-vous chez un spécialiste à l’autre bout du département ; pour les moins aisés, l’absence de soins transforme des affections bénignes en pathologies graves.

Élus locaux et parlementaires, nous sommes quotidiennement en prise à l’impasse dans laquelle cette situation laisse les habitants partout dans le département. Nous constatons amèrement qu’à la souffrance des patients s’ajoute l’épuisement des soignants. La logique comptable et gestionnaire a imposé sa loi à l’intérêt général et à la santé des populations. Or, jamais la fermeture d’un service n’a amélioré la prise en charge des malades.

La santé est l’affaire de tous. La crise de l’hôpital est structurelle et touche l’ensemble de nos hôpitaux. Aucun territoire n’est épargné. A Carhaix comme à Brest, à Quimper, à Morlaix, à Quimperlé, à Landerneau ou encore à Concarneau, c’est l’ensemble des personnels qui est à flux tendu et soumis à des conditions de travail usantes. Nous devons en tirer les conséquences et travailler à inverser la tendance.

C’est la vie des patients qui est en jeu, faute d’accès aux soins pour une part grandissante de la population, dans les zones rurales, comme dans les métropoles. Nous demandons à l’État de prendre la mesure de la crise de notre système de santé et d’engager les réformes nécessaires pour que chaque citoyen puisse avoir accès aux soins.

Les élus locaux ont souvent démontré leur capacité à organiser les services publics locaux. Mais, sur une question aussi vitale que la santé, l’État, garant de la solidarité nationale, doit assumer ses responsabilités. Cela passera d’abord par une augmentation substantielle du budget de la sécurité sociale qui sera adopté dans quelques semaines. Le gouvernement doit changer de politique de santé et inverser sa logique budgétaire : au lieu d’une approche strictement comptable, il doit partir des besoins en santé des territoires pour construire les budgets hospitaliers.

La fin du numérus clausus est une bonne chose mais elle doit s’accompagner d’un vaste plan d’investissement dans les facultés de médecine de manière à pouvoir former les futurs professionnels de santé dont notre pays a tant besoin. Attaquons-nous également à la question du privé lucratif : la santé doit-elle être source de profit pour certains lorsque la pénurie frappe nos territoires ? Enfin, la crise que nous traversons, du fait du vieillissement de la population, va empirer si nous ne faisons rien. N’attendons pas que de nouveaux scandales éclatent pour améliorer la prise en charge des pensionnaires des EHPAD, pour inventer un système pérenne de prise en charge des personnes dépendantes. La mobilisation des Maires bretons gestionnaires d’EHPAD publics est à ce titre exemplaire.

Les services fermés temporairement doivent rouvrir et nous pensons naturellement aux urgences de nuit de l’hôpital de Carhaix. Leur fermeture pérenne de 18h30 à 8h00 se traduit par une charge de travail supplémentaire pour les pompiers qui doivent transporter des patients vers les hôpitaux de Saint-Brieuc, Morlaix, Brest ou Quimper. Chaque soir, les habitants du pays COB se retrouvent sans solution de prise en charge de proximité. En Centre-Bretagne, il n’y a aucune alternative à l’hôpital public à moins de 45 minutes de trajet. Déjà des témoignages de défaut de prise en charge émergent. Fermer ces urgences, ce sont des prises de risque supplémentaires pour les patients. La spécificité du Centre Bretagne en matière d’inégalité d’accès à la santé doit être prise en compte.

C’est pourquoi, nous, élus socialistes du Finistère, soutenons la mobilisation pour le maintien de l’offre de soins dans le Centre-Bretagne et appelons à une concertation entre toutes les parties prenantes afin de construire ensemble des leviers d’attractivité pour l’hôpital de Carhaix et pour l’ensemble du CHU.

Nous appelons plus largement à ouvrir sans tabou le débat sur notre système de santé. Mettons tout sur la table : partons des besoins de la population, anticipons les projections démographiques et rebâtissons le système que le monde entier nous enviait il y a encore quelques années.

Isabelle Assih, Maire de Quimper et présidente de Quimper Bretagne Occidentale

François Cuillandre, Maire de Brest et président de Brest métropole

Kévin Faure et Armelle Huruguen, co-présidents du groupe « Finistère & Solidaires » au Conseil départemental du Finistère

Jean-Luc Fichet, Sénateur du Finistère

Tristan Foveau, 1er secrétaire fédéral du Finistère

Gaël Le Meur, Conseillère régionale

Michaël Quernez, Maire de Quimperlé, 1er Vice-Président de la Région Bretagne

Mélanie Thomin, Députée du Finistère

Jean-Paul Vermot, Maire de Morlaix et président de Morlaix communauté

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