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PARTI SOCIALISTE

Cap Finistère

Un contrat social, en France et dans le monde.

Renaud Petitjean

Pour Renaud Petitjean, il ne faut pas oublier la dimension internationale du socialisme.

Comment es-tu devenu socialiste ? 

Manifestation contre le CPE

Je crois que je l’ai toujours été. Mais c’est sans doute au lycée que j’en ai eu le plus conscience. Je suis passé d’un collège de la banlieue ouest à un lycée, bien plus représentatif de la diversité de la société, où les élèves de toutes les classes se côtoyaient. Les inégalités éclataient au grand jour.

C’est sans doute pour ça que j’ai participé au mouvement contre le CPE (Contrat première embauche) sans être syndiqué mais en tant que porte-parole de l’Assemblée Générale des lycées de Cergy-Pontoise. Je me suis mobilisé contre cette loi mais plus généralement pour une certaine idée de la valeur du travail et de la justice sociale.

Ensuite, j’ai pas mal voyagé. J’ai vécu en Amérique et en Europe mais c’est surtout mon séjour en Guyane qui m’a marqué. J’étais prof d’histoire dans l’ouest de la région et j’ai pu mesurer ce que signifient l’opulence et le dénuement. C’est hallucinant à quel point la Guyane concentre toutes les inégalités

 

Quel événement t’a poussé à adhérer ? 

Il n’y a pas eu d’événement particulier mais à un moment de ma vie, lorsque j’ai eu 30 ans et que je suis rentré en France, j’ai estimé qu’il était temps d’adhérer dans le parti qui correspondait le mieux à mes convictions. D’abord dans l’Aube, mais cette fédération n’avait pas une politique d’accueil des nouveaux adhérents très développée. Puis dans le Finistère, à Quimperlé, suite à des contacts avec le secrétaire de section Daniel Le Bras.

Quelles lectures t’ont influencé ? Quelles personnalités t’ont inspiré ?

Histoire des gauches en France

Je pense spontanément aux livres de Thomas Piketty, qui a beaucoup réfléchi, tant d’un point de vue économique qu’historique, sur le socialisme.

Je dois aussi beaucoup à Gilles Candar. Je me souviens avoir lu son « histoire des gauches » en deux volumes. Mais j’ai aussi lu des livres sur l’histoire des droites. Lorsqu’on est enseignant, on doit pouvoir expliquer les différents points de vue, en sachant qu’il n’y a pas, d’un côté les gentils et de l’autre les méchants.

Je n’oublie pas les grands classiques de la littérature internationale. A cet égard, « le docteur Jivago » de Boris Pasternak m’a marqué. L’histoire de ce bourgeois qui découvre la réalité de la société russe, aux côtés des soldats pendant la 1ere guerre mondiale et qui est emporté dans la tourmente de la révolution bolchevik décrit ce que des millions d’hommes ont vécu au 20e siècle. C’est important de redécouvrir les classiques de la littérature russe, aujourd’hui, à un moment où on pourrait avoir tendance à considérer que Poutine représente, à lui seul, la culture russe.

Léon Blum

Et puis, je crois que quand on est socialiste, on peut être fier d’appartenir au même parti que Léon Blum. On a souvent tendance à le cantonner au président du conseil du Front Populaire, qui a permis les accords Matignon et les congés payés. Mais ce n’est qu’un aspect de la vie, épique et héroïque de cet homme, dandy et rescapé de la Shoah.

Quelle est ta définition du socialisme ? 

Pour moi, c’est un contrat social de justice, d’égalité et d’équité. Les valeurs qu’on essaye de trouver dans l’équité sont les libertés, la laïcité, la fraternité

C’est l’idée utopique que les Socialistes ont toujours poursuivi qui consiste à limiter autant que possible les inégalités à tous les niveaux : social, économique, culturel ou environnemental. Cette idée de contrat social qui vise à limiter au maximum les inégalités pour une société plus juste s’entend au niveau national, mais aussi, précisément parce que nous sommes Socialistes, membres de l’Internationale à l’échelle mondiale.

Quels est ta meilleure anecdote de militant ? 

Récemment, avec Steven, un ami, nous avons eu une « discussion » musclée avec deux partisans d’Éric Zemmour dans un bar de Quimperlé. A la fin de cette confrontation, Steven, sympathisant que j’essayais de convaincre d’adhérer depuis longtemps, a décidé de prendre sa carte, estimant qu’il n’était plus possible, en 2023, de laisser proférer des propos aussi ineptes sans les dénoncer.

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